DINANDERIE

Au niveau de l’Histoire, la dinanderie a vu le jour à partir du 4ème millénaire avant notre ère et en Egypte. Cependant la véritable dinanderie a vu le jour en Belgique au 16ème siècle grâce à la ville de Dinant qui permettait à celle-ci de diversifier ce métier qui a été fortement rattaché à celui de chaudronnier. Aujourd’hui on peut dire que les dinandiers fabriquent des objets en métaux différents pour aussi les agrémenter comme le métier de joaillier . Dinant, la cité des « Copères », (du germanique koper qui signifie « cuivre ») est une des rares villes à avoir donné son nom à un artisanat qui a fait sa richesse et sa renommée tout au long du Moyen Age : la dinanderie.  Grâce à des gisements de calamine, de derle (argile plastique servant à fabriquer des creusets) mais aussi grâce à la présence de combustible (forêts) et de sources d’énergie hydrauliques, la vallée mosane et plus particulièrement Dinant fut son berceau. La dinanderie consiste à mettre en forme le métal (cuivre, laiton, bronze ou similor, maillechort, ….) par martelage. Au niveau de la technique de la dinanderie, elle se fait en deux parties  A l’heure actuelle, la définition de la dinanderie couramment admise englobe l’ensemble des procédés de métal battu et la production qui en résulte. La fonte de métal, bien qu’elle appartienne aux techniques de la dinanderie jusqu’au XVIIe siècle, ne fait plus partie à proprement parler de l’acception contemporaine du terme. Métier du métal, la dinanderie ne concerne que les non ferreux. Au rang de ceux-ci, figurent le cuivre et le laiton (dit cuivre jaune). Le laiton est un alliage qui a longtemps fasciné, puisque considéré, en raison de sa teinte, comme un substitut de l’or.


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Un atelier de dinandier

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Maître des Forges jusqu'en 1978, présents à Anhée dès le XVII ème siècle, les Jacquier de Rosée construisirent à Moulins un laminoir à cuivre qui occupait encore 150 personnes en 1971. La molignée a tenu une place prépondérante dans l'histoire économique du namurois. Au XVI ème siècle, les usines de la Molignée représentaient 23% du potentiel sidérurgique de cette région.



Le travail du repoussé, qui remplace la fonte dès le XVe siècle, utilise comme matière première des feuilles de cuivre ou de laiton. La première étape de la dinanderie est le battage de la feuille, qui donne au métal la forme désirée. Pour cela, trois méthodes sont employées: l’emboutissage, la restreinte et le planage.
Le grand essor de Dinant se produit entre le XIIe et le XVe siècles grâce au travail du cuivre, appelé dinanderie. Les marchands de cuivre contribuent au commerce international et ils font partie de la Hanse de Londres et de la Hanse teutonique.


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de Martine LE BOULENGE